
Choisir ses études à l’ère de l’IA : que privilégier ?
Vous êtes dans votre chambre étudiante, en train de faire défiler LinkedIn. Encore une publication sur l’intelligence artificielle qui remplace les postes accessibles aux jeunes diplômés. Encore un titre annonçant la chute des inscriptions en informatique. Et encore un ami qui quitte le secteur technologique pour se tourner vers une filière supposée plus « sûre ».
Une boule se forme dans votre ventre.
Vous avez choisi cette formation parce qu’elle vous intéressait, parce qu’elle semblait concrète et qu’elle paraissait ouvrir la voie vers un emploi stable. Mais aujourd’hui, tout semble incertain. Ce diplôme aura-t-il encore de la valeur dans quatre ans ? Y aura-t-il toujours des emplois dans ce domaine ? Devriez-vous changer d’orientation ? Et si oui, pour choisir quoi ?
Si ces interrogations vous semblent familières lorsque vous cherchez à choisir vos études à l’ère de l’IA, vous n’êtes pas seul. Et surtout, vous avez raison de vous poser ces questions.
📊 Les chiffres qui expliquent l’inquiétude des étudiants
Les données sont sans équivoque : l’intelligence artificielle transforme profondément la manière dont les étudiants envisagent leur avenir universitaire et professionnel.
Selon l’étude 2026 sur l’état de l’enseignement supérieur menée par la Lumina Foundation et Gallup auprès de 3 801 étudiants américains :
- 47 % des étudiants ont sérieusement envisagé de changer de spécialité à cause de l’IA, dont 14 % « dans une très large mesure » et 33 % « dans une assez large mesure ».
- 16 % ont déjà changé de spécialité ou de domaine d’études en raison de l’impact potentiel de l’IA.
- Parmi les étudiants inscrits dans des formations supérieures courtes en deux ans, cette proportion atteint 19 %.
- Les hommes sont plus nombreux à avoir changé d’orientation, avec 21 %, contre 12 % des femmes.
- Les étudiants des filières professionnelles, à 26 %, et technologiques, à 25 %, sont les plus susceptibles d’avoir déjà changé de voie.
Une autre enquête menée par EAB auprès de plus de 9 500 étudiants a révélé qu’environ 10 % des nouveaux étudiants de la promotion 2025 avaient déjà changé de spécialité en raison de leurs inquiétudes concernant la sécurité de l’emploi face à l’IA. Par ailleurs, 42 % pensent que l’IA influencera leur parcours professionnel. Lorsqu’on leur a demandé comment ils percevaient l’impact de cette technologie sur leur carrière, seuls 13 % se sont déclarés « optimistes », tandis que 50 % se sont dits « incertains ».
Enfin, selon un sondage réalisé en 2025 par la Harvard Kennedy School, près de 70 % des étudiants considèrent l’IA comme une menace pour leurs futures perspectives d’emploi.
🧠 Pourquoi les étudiants remettent-ils leur choix en question ?
Les raisons varient d’un étudiant à l’autre, mais plusieurs préoccupations reviennent régulièrement.
La peur de l’automatisation. Les étudiants craignent que leur diplôme ne débouche plus sur de véritables possibilités de carrière. Courtney Brown, vice-présidente de la Lumina Foundation, résume ainsi la question qu’ils se posent : « Quelle spécialité dois-je choisir pour avoir le plus de chances possible de trouver un emploi après mes études ? »
L’incertitude autour de la notion de métier « protégé de l’IA ». Personne ne sait précisément quels emplois résisteront à l’automatisation et lesquels seront transformés ou supprimés. Les étudiants ont l’impression de viser une cible qui se déplace constamment. Comme l’explique Courtney Brown : « Ils ne savent pas vraiment quoi faire. Doivent-ils se diriger vers la technologie ou s’en éloigner ? Aucun de nous ne sait avec certitude ce que l’IA va réellement changer. »
Le retour vers les compétences humaines. De nombreux étudiants se tournent vers des formations qui valorisent la pensée critique, la communication et les relations humaines. Une étudiante passée de l’analyse commerciale au marketing l’explique ainsi : « Il ne suffit pas de savoir coder. Il faut aussi savoir discuter, créer des relations et réfléchir de manière critique, car ce sont précisément les capacités que l’IA ne peut pas facilement remplacer. »
📉 Les filières que les étudiants quittent et celles qu’ils choisissent
L’une des tendances les plus marquantes concerne la baisse des inscriptions en informatique.
Goldman Sachs a identifié les premiers signes clairs d’un éloignement des étudiants vis-à-vis des formations menant à des métiers fortement exposés à l’IA. Les inscriptions en informatique et en programmation ont diminué de plus de 10 % pendant l’année universitaire 2025-2026. À l’université d’État de l’Arizona, les inscriptions en licence d’informatique ont reculé d’environ 14 % entre l’automne 2024 et l’automne 2025. À l’université Washington de Saint-Louis, la proportion d’étudiants en informatique a diminué de 16 % en deux ans.
Dans le même temps, les inscriptions dans les domaines associés à un risque plus faible de remplacement par l’IA ont progressé d’environ 3 % en moyenne, notamment dans les secteurs de la santé et de l’ingénierie.
Pierfrancesco Mei, économiste chez Goldman Sachs, a associé plus de 180 spécialités universitaires aux professions auxquelles elles conduisent habituellement, puis évalué le risque d’automatisation de chaque métier. Ses conclusions sont les suivantes :
-
Filières présentant le risque le plus élevé : informatique, statistiques et formations commerciales quantitatives.
-
Filières présentant le risque le plus faible : pharmacie, soins infirmiers et éducation.
🔍 Prendre du recul : que se passe-t-il réellement ?
Voici une réalité inconfortable dont on parle rarement : aucune formation n’est totalement protégée contre les transformations liées à l’IA.
Le Forum économique mondial prévoit que, d’ici 2030, l’intelligence artificielle pourrait faire disparaître 92 millions d’emplois dans le monde. Mais elle pourrait également en créer 170 millions de nouveaux, soit un gain net de 78 millions d’emplois. Le problème est que nous ne savons pas encore précisément à quoi ressembleront ces nouveaux métiers.
Goldman Sachs interprète cette évolution davantage comme une forme d’adaptation que comme une disparition totale des professions. Lors des précédentes vagues technologiques, les jeunes actifs se sont généralement adaptés plus rapidement que les générations plus âgées. L’informatique a déjà connu des cycles similaires : les inscriptions avaient reculé après l’éclatement de la bulle Internet, avant de repartir et d’atteindre de nouveaux records.
La véritable différence pourrait donc se situer moins au niveau du diplôme que des compétences. Comme l’a souligné Jensen Huang, directeur général de NVIDIA, la question n’est pas seulement de savoir si l’IA remplacera des emplois. Il faut aussi se demander si vous ferez partie de ceux qui utilisent efficacement l’IA ou de ceux dont les tâches seront reprises par des personnes qui la maîtrisent mieux.
🎯 Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Au lieu de céder à la panique, voici une méthode concrète pour choisir ses études à l’ère de l’IA et préparer un parcours professionnel adaptable :
1. Développez les compétences que l’IA reproduit difficilement. La pensée critique, la communication, l’intelligence émotionnelle et l’adaptabilité font partie des compétences du futur. Ces compétences durables resteront utiles, quelles que soient les évolutions du marché du travail.
2. Apprenez à utiliser l’IA comme un outil plutôt que de la considérer uniquement comme une menace. Les étudiants qui réussiront à l’ère de l’intelligence artificielle ne seront pas ceux qui auront fui la technologie, mais ceux qui auront appris à l’utiliser de manière pertinente, critique et responsable.
3. Constituez un portfolio au lieu de compter uniquement sur votre diplôme. Les employeurs s’intéressent de plus en plus à ce que vous savez réellement faire. Lancez des projets, effectuez des stages, créez des réalisations concrètes et présentez des preuves de vos compétences.
4. Restez flexible. Votre formation ne détermine pas toute votre vie professionnelle. De nombreuses personnes exercent finalement un métier sans rapport direct avec leur premier diplôme. La capacité à apprendre, à évoluer et à s’adapter peut devenir plus précieuse qu’un intitulé de formation particulier.
🤖 Comment StudyWizardry peut vous aider à gérer cette incertitude
L’inquiétude concernant l’IA et le choix des études est bien réelle. Mais les outils permettant de s’adapter à ces changements existent également.
StudyWizardry a été conçu pour vous aider à apprendre plus rapidement, à mémoriser plus longtemps et à développer les compétences qui comptent réellement, quelle que soit votre filière. Voici comment :
- Les cartes mémoire intelligentes reposent sur la répétition espacée pour vous aider à maîtriser efficacement différentes matières et à explorer de nouveaux domaines sans perdre de temps.
- Le générateur de notes par IA transforme les cours et les textes complexes en résumés clairs et structurés, afin que vous puissiez vous concentrer sur la compréhension plutôt que sur la simple retranscription.
- Le générateur de quiz crée des tests d’entraînement à partir de vos notes et vous aide à repérer vos lacunes avant les examens.
- L’assistant de résolution des devoirs fournit des explications étape par étape, afin que vous appreniez comment résoudre les exercices au lieu d’obtenir uniquement la réponse.
- L’intelligence artificielle vocale vous permet d’expliquer les notions à voix haute et de renforcer ainsi vos capacités de communication et de réflexion critique, difficiles à automatiser.
L’objectif n’est pas de vous aider à éviter l’IA, mais de vous apprendre à l’utiliser pour étudier plus efficacement et développer les compétences réellement utiles sur le marché du travail de demain.
💡 La vérité, sans détour
Il est normal de se sentir incertain. Presque tout le monde partage aujourd’hui ce sentiment.
Les étudiants qui réussiront à l’ère de l’IA ne seront pas forcément ceux qui auront choisi la « bonne » formation, car personne ne sait exactement laquelle mérite ce titre. Ce seront ceux qui resteront curieux, continueront à apprendre et développeront des compétences que les machines ne peuvent pas reproduire facilement.
Votre formation constitue un point de départ, pas une destination définitive. Ce que vous pouvez apprendre de plus précieux dans l’enseignement supérieur n’est pas seulement un ensemble de connaissances spécialisées, mais la capacité à apprendre, à vous adapter et à réfléchir de manière critique.
Voici une prochaine étape concrète : au lieu de vous demander uniquement si votre formation est « protégée de l’IA », posez-vous les questions suivantes : Quelles compétences suis-je en train de développer et qui resteront utiles malgré les évolutions technologiques ? Comment puis-je utiliser des outils comme StudyWizardry pour apprendre plus vite et plus en profondeur ?
L’avenir est incertain. Mais cela ne signifie pas que vous êtes impuissant face à lui.
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Pas forcément. Avant de prendre une décision, parlez-en à vos professeurs, à des conseillers d’orientation et à des professionnels de votre domaine. Gardez à l’esprit que beaucoup de personnes exercent ensuite un métier qui n’est pas directement lié à leur diplôme de premier cycle. Des compétences comme l’esprit critique, la communication et la capacité d’adaptation comptent souvent davantage que l’intitulé exact du diplôme.
D’après une analyse de Goldman Sachs, des domaines comme la pharmacie, les soins infirmiers et l’éducation figurent parmi les plus stables. Les secteurs de la santé et de l’ingénierie ont également enregistré une hausse des inscriptions. Mais il faut garder en tête que « sûr » ne signifie pas « garanti », et que « menacé » ne signifie pas « sans avenir ».
Oui, mais avec une approche différente. Au lieu de vous concentrer uniquement sur la programmation généraliste, privilégiez les domaines dans lesquels l’humain apporte encore une réelle valeur ajoutée, comme l’éthique de l’IA, l’interaction humain-machine, la gestion de produits liés à l’IA et les applications interdisciplinaires. Les étudiants qui réussiront le mieux seront ceux qui sauront combiner compétences techniques et jugement humain.
Développez des compétences que l’IA ne peut pas facilement reproduire, comme l’esprit critique, l’intelligence émotionnelle, la créativité, la communication complexe et la capacité d’adaptation. Apprenez à utiliser l’IA comme un outil plutôt que de la considérer comme une menace. L’avenir appartient à ceux qui sauront travailler avec l’IA, et non à ceux qui chercheront à rivaliser avec elle.
StudyWizardry vous aide à apprendre plus vite et plus en profondeur, tout en développant des compétences durables qui restent utiles, quelle que soit votre filière. Les cartes mémoire intelligentes, la prise de notes assistée par l’IA, les quiz d’entraînement et les explications étape par étape vous permettent de mieux maîtriser les sujets en moins de temps. Vous pouvez ainsi consacrer davantage de temps au développement de compétences humaines que l’IA ne peut pas remplacer.





